L’historique du prix des énergies depuis 1973

Nous ne pouvons prédire l’avenir. Toutefois, il est possible de se baser sur le passé et les caractéristiques qui influent sur le prix des énergies pour définir son futur système de chauffage et de production d’eau chaude.

Historique du prix des énergies depuis 1973

QUELQUES PRECISIONS

Quelles informations pouvons-nous en tirer pour chaque énergie (de la plus chère à la moins chère au 15 janvier 2017) ?

  • L’électricité : elle est de loin l’énergie la plus chère : 15,55 c€ TTC le kilowattheure (kWh). Seul le propane a été plus cher de 2009 à 2015. Attention donc à éviter cette énergie pour le chauffage mais aussi pour la production d’eau chaude. Il existe en effet des solutions plus intéressantes : chauffe-eau solaire, chauffe-eau thermodynamique ou votre chaudière selon l’énergie qu’elle utilise. De plus, en utilisant d’autres énergies pour votre chauffage et votre eau chaude, vous pouvez réduire le coût de votre abonnement qui est une charge fixe.
  • Le propane ou gaz en citerne : vous constaterez que son prix suit celui du fuel, en étant beaucoup plus cher (11,49 c€ le kWh contre 7,91 c€ pour le fuel). Le ̂prix du propane suit en effet celui du pétrole brut qu’il concurrence. Il faut aussi savoir que 40% de la production mondiale de propane provient du raffinage des hydrocarbures. Les 60% restants proviennent du traitement du gaz naturel, dont les prix sont également corrélés à ceux du pétrole.
    Il est à noter que le propane est l’énergie qui a le plus augmenté dernièrement : +70% entre 2004 et 2014 (source : https://lepropane.com/citernes/faq/tarifs/cours). En 1985, le propane était au même prix que le fuel, la situation a bien changé depuis. Le propane est donc, au même titre que l’électricité, une énergie à éviter pour votre chauffage et votre eau chaude.
  • Le fuel : il ne faut pas se fier à son prix à un instant T. C’est l’énergie dont le prix est le plus fluctuant (avec le propane qui est directement indexé sur le prix du pétrole). Pourquoi cette situation ? Parce que le prix du pétrole dont il est directement dérivé ne dépend pas que des réserves disponibles et de l’offre et de la demande. En effet les pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), qui représentaient en 2013 43 % de la production mondiale de pétrole, peuvent choisir pour réguler les prix de limiter la production ou au contraire d’ouvrir les vannes.
    C’est le cas depuis 2014, avec en parallèle une baisse de la demande en pétrole. Cela a entraîné une baisse des prix qui a pris fin début 2016 (voir le site de l’INSEE). De plus, en novembre 2016, les pays de l’OPEP et les pays hors OPEP (dont la Russie et les Etats-Unis) se sont mis d’accord pour réduire leur production. Le prix du pétrole devrait donc logiquement remonter. Si vous n’aimez pas l’incertitude, fuyez cette énergie !
  • Les granulés en sac : destinés aux poêles à granulés, ils sont légèrement plus chers que le granulé en vrac (7,5 c€ le kWh contre 7,1 c€) destiné lui à des chaudières et livré par camion en grandes quantités. La courbe de l’historique de son prix, non représentée, est à peu près la même que pour le granulé en vrac.
  • Le gaz naturel : pour cette énergie, vous êtes tributaires du passage ou non de conduites de gaz près de chez vous. Elle est l’énergie fossile la moins chère (7,29 c€ le kWh) mais elle n’est pas disponible partout. A noter que son prix est indexé sur celui du pétrole mais il évolue de façon moins chaotique. En effet les pouvoirs publics ont souhaité lisser son prix. Son calcul se fait sur la base de la moyenne des coûts pétroliers au cours des six mois précédant le mois en cours. Le tarif ainsi calculé s’applique pour les 3 mois suivants.
  • Les granulés en vrac : c’est l’énergie la moins chère (7,1 c€ le kWh) et la plus écologique pour les systèmes de chauffage à fonctionnement automatique. Son prix est toujours inférieur à celui du fuel et du gaz de ville.
  • Le bois bûches : c’est le champion toutes catégories avec un coût de 4,3 c€ si vous l’achetez à 48 € le stère en bouts de 33 cm. Ses seuls défauts : il nécessite de la manutention et il peut difficilement permettre de chauffer votre logement en cas d’absence prolongée. A noter toutefois que les progrès technologiques (allumage automatique, ballons tampon, combustion à haut rendement, …) ont fait rentrer le bois bûches dans le 21ème siècle.
  • Le soleil : il est gratuit (0 c€ le kWh), une fois vos panneaux solaires installés, pour la production de chauffage et/ou d’eau chaude ! Toutefois il ne suffira pas à couvrir tous vos besoins en énergie, il faut donc une énergie d’appoint.

Conclusion :
Ce comparatif ne prend pas en compte les impacts environnementaux, notamment les émissions de CO2, il est donc important de noter que les énergies les moins émettrices de CO2 et les plus locales (granulés de bois, bois bûches, soleil) sont aussi les plus économiques.
Pour avoir un aperçu plus précis des coûts de ces différentes énergies, il faudrait intégrer les investissements et l’entretien pour le matériel permettant de les utiliser. Votre Espace INFO→ÉNERGIE peut y vous aider.
Par ailleurs, vous aurez compris que toutes ces énergies augmentent (hormis de façon épisodique le fuel et le propane). La meilleure façon de s’en prémunir, c’est d’avoir un logement le plus économique possible : l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on n’utilise pas ! Là encore, votre Espace INFO→ÉNERGIE peut y vous aider.

Contactez l’Espace INFO→ÉNERGIE de votre territoire pour plus d’informations.

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